Au Brésil, la mise en place d’une politique de destruction de l’environnement

Postado em 06/05/2019

Ricardo Salles, le ministre de l’environnement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, estime que son travail consiste plus à « défaire qu’à faire » et agit en conséquence.

Des ministres de Jair Bolsonaro, Ricardo Salles est l’un des plus francs. L’un des plus efficaces, aussi. Mais à ceux qui espéraient que le ministre brésilien de l’environnement d’un gouvernement d’extrême droite peu porté sur la question écologique s’engagerait malgré tout dans la lutte contre la déforestation de l’Amazonie ou le réchauffement climatique, l’homme de 43 ans a offert un démenti cinglant, affirmant que son travail consistait davantage à « défaire qu’à faire ».

« Le Brésil souffre de graves problèmes depuis [l’adoption de] la Constitution de 1988 qui a créé trop d’obligations », a-t-il détaillé dans un entretien à la radio Jovem Pan, vendredi 26 avril, fustigeant les « gouvernements de gauche de ces vingt dernières années » qui ont, selon lui, développé un « appareillage idéologique et bureaucratique (…) freinant le développement économique du pays ».

Fidèle soldat de Jair Bolsonaro avec lequel il partage l’obsession d’un « marxisme culturel » qui se serait infiltré dans le pays, le quadragénaire démantèle, les unes après les autres, les organisations étatiques chargées de la préservation de l’environnement afin d’en chasser les « niches socialistes ».

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